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Jean-René : Quatrième "A" Meudon... Charles-Louis Troisième "B" Menton... Marc-Antoine : Seconde "L" Passy... Marie-Catherine : Première "S" Paris... Rachid : Terminal "A" Roissy… !
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(de celles "qu'on toise"...) Un défunt, juste élu, arrive au purgatoire. Il attend, le coeur nu, son interrogatoire. Dans le grand hall d’entrée, accompagnées d’un nom, Des horloges effrénées font leurs révolutions... "C’est vraiment étonnant" se dit le nouveau mort, "Chacun de ces cadrans bat ses propres records !" "C’est normal !" Dit Saint Pierre (que la loyauté ronge) "Le rythme s’accélère en fonction des mensonges...." ! "Voyez ! Celle qui court,marquée "Besancenot", Elle fait moins de tours que la nommée "Ségo"... Quant à l'autre, là bas, baptisée "Jean-Marie", Elle va à petits pas : le vieux s’est endormi...! Visez aussi, au mur, cette humble pendulette ! C’est un cas de figure, elle est marquée "Arlette", Elle tourne bien rond accrochée à des rêves, Mais plutôt qu’à l’action, elle sert à la grève. En attendant son tour, le trépassé repère Les comptes à rebours des vivants de la terre ; L’homme est très étonné, un doute l’envahit, Il ne voit pas tourner l'horloge "Sarkozy" ? "Ce n’est pas étonnant" le rassure Saint Pierre, Je n’ai que peu d’argent mais tout un savoir faire ; La pendule "Nico" est remisée ailleurs, Dans l’immense bureau, c’est mon ventilateur… " NDLR : Au moment où nous mettons sous presse, nous n'avons pas de renseignements précis sur l'évolution de la pendule "Martine Aubry"...
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Rachid est amoureux du professeur d’Anglais, Une blonde aux yeux bleus et au reste parfait, Aussi, après le cours, d’emblée il l’apostrophe, Mais l’anglais de sa tour est une catastrophe : "I love you very much, you are very jolie ! Excuse me for the rush, je n’en sleep plus the nuits ! If it is possibole, tomorow and chez vous, J’émets l’idea folle d’un p’tit crac-crac with you...” La prof est consternée par ce piètre niveau. Ses cours, tant rabâchés, sont coups d’épée dans l’eau. Pour le propos torride elle dit, sans colère : "With you, Mister Rachid : never, never, never...!” "C’est peut-être un peu tôt" répond alors Rachid Qui est plein d’à-propos mais pas vraiment rapide, "9 heur’s, 9 heur’s, 9 heur’s, z’y va, je suis au lit ! Si j’emprunte un scooter, disons... 9 heur’s et d’mie !"
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Elle s’appelle toujours Germaine, Mais là y a quelqu’chose qu’a changé, Son nom d’famille n’est plus le même. Elle nous a dit : "Ça y est c’est la quille, Tout va bien, les jeux ne sont pas faits, Je reprends mon nom de jeune fille." C’est une seconde jeunesse, Et rien que pour la beauté de son geste, Nous on voudrait, l’encourager. Vas-y, va, Vas-y, vois comme la vie est belle, Il suffisait de regarder. De regarder au fond de soi-même, Regarder et se réconcilier, Avec d’anciennes chimères. Qui avait fui la chasse aux sorcières, De la bonne société, Et maintenant Germaine ne laisse plus faire. C’est une seconde jeunesse, Et rien que pour la beauté de son geste, Nous on voudrait l’encourager. Vas-y, va, Vas-y, vois comme la vie est belle, Il suffisait d’y penser. Tu as été une bonne mère, Une bonne épouse, une bonne employée, Et surtout une bonne à tout faire. Tu nous rappelles un peu nos grands-mères, Un peu nos mères et puis qui tu sais, Alors t’as fait ce qu’il fallait. C’est une seconde jeunesse, Et rien que pour la beauté de ton geste, Nous on voudrait, t’encourager. Vas-y, va, Vas-y, vois comme la vie est belle, Il suffisait d’oser. Tu t’appelles toujours Germaine, Mais là y a quelqu’chose qu’a changé. Ton nom de famille n’est plus le même. On te redit «mademoiselle», Toi tu l’appelles René. Rendez-vous au 7ème ciel. C’est une seconde jeunesse, Et rien que pour la beauté de leur geste, Nous on voudrait, les encourager. Vas-y, va, Vas-y, vois comme la vie est belle, Il suffisait de l’embrasser.
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Je n’aime pas Lucien, le chat de mes voisins, Mâtiné abyssin son pelage est commun, D’un vulgaire gris souris, il ressemble à un rat Et est fort malpoli, voyez plutôt le cas ! Chaque matin, Lucien, visiteur clandestin, Passe dans mon jardin pour faire ses besoins, Quand il prend position, posé sur mes radis, J’ai la puissante envie de sortir mon fusil… J’ai beau battre des mains, menacer d'un gourdin, Mes gestes restent vains, il sait rester serein, Si, à l’heure qu’il est, il est toujours en vie C’est parce que je n’ai jamais eu de fusil… Je n’aime pas Lucien, le chat de mes voisins, Mâtiné abyssin son pelage est commun, D’ailleurs, en vérité, c’est le mot de la fin, Je n’ai pas d’amitié, non plus, pour mes voisins....
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Blog mis à jour le 18/03/2010 à 10:20:12
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