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1) Le cycle lent des choses Des saisons, du cours d'eau, Des migrations ~ Horloge de la fatuité De nos empressements. 2) A la frontière de la folie Gît l'invisible Obscur et sombre Tapi Il nous attend. 3) Ce qui nous hante Nos noirs fantômes Nos revers de destin, Antres protéiformes Hideux et terrifiants. 4) L'augure des amours mortes A la fanure du monde Aux oublis d'avant-hier A cet inassouvi Aux incommensurables Aux bonheurs perméables Au léger d'un sourire Au tiède de ta paume A la miséricorde Aux frêles échancrures Du plaisir, aux bromures D'anamur A la douceur du soir Au leurre de tout espoir A l'achevé sans but A ton nez Ton croupier Tes nénés, T'ai aimé. |
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Diaphane serait la ligne Qui lie la nuque à la cheville De ce corps où fleurissent Pénis et seins consécutifs, Lignes d'une écriture nouvelle, Magnifiquement bel, Verticalités qui transcendent L'horizon plat et imparti Du genre humain - et l'eau du bain, Géophysique, géographies, graphies Alphabet neuf, morphologies et beauté vraie - Voici le temps du galbe et de la déchirure, De l'échancrure parfaite, de la syllabe plurielle - Qui dissolvent les genres. |
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1) Par où souffle le vent Qui me ramène à toi S'ouvre la déchirure D'un temps que j'ai perdu. 2) L'innocente béance Qui recouvre ton nom A nimbé de parfums Le souvenir de toi. 3) Flirter en filigrane D'un souvenir déçu Sur la lande trop sèche D'un sourire qui s'en va, Qui est déjà parti. 4) J'ai souvent espéré La femme qui attendrait Le temps que durent trois lunes Pour déverser près d'elle Les chagrins de ma vie. 5) Oublier, Oublier ton visage, ton prénom, Les odeurs de ton sexe, Ton langage, qui nous fument, T'extirper de mon âme Comme un chardon jauni.... Te dire que j'ai eu mal. 6) Si c'était important Je ne l'oublierai pas, Si c'était important Je ne t'oublierai pas. 7) Parcourir les méandres D'illusoires illusions, De parures d'existence Qui nous font croire qu'aimer Est un jeu innocent. 8) Echapper aux mirages Ce bonheur trop facile, Cette amitié qui dure, Qui nous mènent à croire Qu'appartenir n'est rien. 9) Comme un clair qui sombrit En ta prunelle brune Un vert qui vient au gris Se contracte et se strie, Densifie ton regard Dis que tu l'as aimé(e) Mais que c'était avant. 10) Parfum d'Orient Comme un goût ocre dans la bouche Saveur de terre qui passe sable, Oasis émergée au cœur de pourpres méharées, Odeur d'olive et yeux d'amande, Quelques bijoux, Tu t'appelais Souâd. 11) Remonter les méandres de nos complicités d'hier, Avoir croisé nos yeux, nos doigts, des recoins de sourire Ou juste avoir marché, ignorants, au bord de l'océan, Ne pas avoir senti le soir venir, la nuit filer, l'aube paraître, Avoir cru à des mots qui susurrent, Des gestes qui annoncent, des regards qui promettent, Avoir fui l'espérance, s'être empli de présent, Ne se souvenir que de ce que nous étions deux.... Was it love ? 12) Harponner en plein cœur Ces êtres suspendus Recherchant en surface Quelque chose à aimer, Leur moment de tendresse Leur heure frissonnée, Leur part d’oubli, Une larme à verser Aux soirs abandonnés. Les laisser s’attendrir et, Pour finir, Retirer le harpon. 13) Seul avec ton parfum Toi que je n’ai pas eue, Son brûlant sur mes lèvres Toi que j’ai tant voulue. Ta peau était goûteuse Son grain était sableux, J’ai vu du gris des miens Dans le vert de tes yeux ; J’aurai voulu t’aimer Pour un soir, une nuit, Pour la vie, Remplir ton corps d’amour De grâce et de magie, Y écrire des histoires A jamais suspendues Qui parleraient d’étreintes, De réveils mélangés au cœur de mêmes draps, D’un enfant, De mon doigt sur ta paume Ma main dans tes cheveux Mes lèvres sur tes seins, Du goût de ton parfum. 14) Nudités partagées, Temps de concomitances ~ Ces mots, nos brasses, deux baisers ~ A parler sur le sable De l’enflure de la brise, Du net de l’azur, D’autres îles, Soleillements intimes qui, Quelques après-midis, Nous réunirent, Martine, De l’air entre nos peaux. 15) Dégénérés et obsolètes Amours fanés qui s’effilochent, Tendresses passées qui tiédissent, Qu |
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1) Car j'ai mes cicatrices, Mon écriture intime ~ My own geography. 2) Aller chercher des mots En d'autres firmaments Y puiser un repos Qui s'échappe du temps Et s'étonner de tout.... 3) Et puiser aux tréfonds Ces lumières d'espérance Ces lueurs infinies Qui nous disent en cœur Que le temps est venu D'oublier qui nous sommes. 4) Atteindre nos flagrances En nos corps exilés, La lumière de nos vies Qui soudain étincelle Qui vient vibrer d'envie, Nacrer nos souvenirs. 5) Pourquoi taire sa souffrance Quand tout pousse à crier Que la loi du plus fort Est bien souvent la pire, Qu'il suffirait d'un peu Pour ne pas perdre espoir ? 6) J'ai tant aimé la vie Qui s'échappe de moi Comme d'une outre percée Qu'un monde ne saurait M'en faire perdre le goût. 7) Rester là dans le noir A cracher ses viscères Seul, tout seul, Dans l'ombre et dans le froid A pleurer d'avoir mal A supplier "Pourquoi ?", A ne rien concéder Au souffrir qui vous broie Qui vous concasse l'âme Et pourrit vos désirs.... Espérer témoigner. 8) Ces atolls enfouis Où mouillent nos désirs Nous font goûter le sel De bonheurs diluviens. 9) La fureur qui frémit En vagues ondulantes Paraît hésiter, puis Vocifère, béante Vient transpercer l'azur Qui paraissait tranquille Cracher à la figure Du monde Quelques figures de style. 10) Ce sont des traces qui subsistent De la pierre posée sur du vent De l'éthéré sorti des limbes De la mémoire sur du néant, Le signe qu'une vie a passé Qu'il est temps de se souvenir, Que l'abîme ne prend pas tout En quelque vide sidéral, Qu'il se peut de lui résister.... In memoriam, sépultural. 11) Des choses plus dures Moins accessibles Plus haut perchées plus reculées Plus difficiles Parties se fracasser Au mur de nos consciences Nous dire qu’il y a plus âpre Plus amer plus violent Moins lisible, Qu’il est des accidents Qui étaient imprévus Que cinglent quelquefois De vraies déconvenues Qu’il y a Des choses plus dures. 12) Liminales fêlures, Ces engelures de l’âme Laissant filtrer le monde, Nous faisant craquelés Bien qu’emplis de désir ; Le choc de ce désir Sur le mur de ce monde Produit cette brisure Qu’on appelle l’absence. 13) Ce qu’il y a à transmettre C’est le peu qu’il nous reste, Des instants d’abandon Une amitié pleurée Le profond d’un regard Tout le vain des regrets, Ce que c’est qu’être digne Et ce que c’est qu’aimer, Ce qu’est ne pas attendre. 14) Dormir un peu Encore avoir des rêves Retrouver dans nos songes L’inversé de nos vies Le creux de nos désirs, Des abîmes enfouis, Des fragments de conscience Dispersés à tous vents S’écoulant dans nos veines Comme y coule le sommeil. Juste fermer les yeux. 15) Déraciné En un lieu qui pour toi Est dépourvu d’histoire De mémoire Eternel autre part Qui te ramène à toi ~ Car c’est là qu’est ta source. 16) Iris Pupillaire prénom Cristallisant en stries Le dense d’une vie. 17 |
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1) Villégiature en bout de terre En quelque grève écartelée De l'usuel regard du monde, Parenthèse en ailleurs, S'en aller humer d'autres vents Et d'autres sels en d'autres eaux, D'autres parfums, Rechercher ce regard Qui dans le vôtre irait s'ouvrir, Aimer encore, N'avoir pourtant rien oublié. 2) Aube étirée, irisation, Premières lueurs sur flaque d’huile Vapeurs d’hydrocarbures Emmêlées à l’envol de quelques papiers gras. La nuit qui vient mourir aux bords de la cité Annonce un jour nouveau fait de miasmes d’hier, Qui portera en lui les saveurs ambiguës Insufflées d’une haleine par nos brumes urbaines. 3) Marée Vague à l’échelle du jour Découvrant des récifs, des prairies, Des chemins sous la mer, Marée Respiration du flot Impudeur du reflux Qui révèle d’un trait D’insoupçonnés dessous. 4) Je file Sur la ligne du monde Où se resserre l’espace Et rétrécit le temps, D’effilés paysages Bariolés et fugaces Viennent strier d’hâchures L’horizon du présent. 5) Commissure de la mer Et commissure du sable, Cet entre deux floué D’un fluide flasque et flou, Gorgé d’un peu de sel D’un peu d’algues éparses De quelques coquillages.... Sécrétation du flot Qui vient particuler De ma tête à mes pieds. 6) Immensités glacées Silence inorganique Falaises verticales Blanches et magistrales Plantées sur l’horizon Aseptisé et nu, Désert immaculé, Arctique cristallin. 7) Arbres jonchés Dunes étales Creux dans la mer ~ Cet enchevêtrement, ce hachage, Cette lie ~ Tourbillons et pliage, Travail du vent. 8) Bruissements forestiers ~ Craquellement d’écorce, Stridulement d’insecte, Envol d’un faisan ~ Senteurs moussues et fraîches, Herbes mêlées aux feuilles Feuilles mêlées au vent, Vent qui siffle aux branchages. 9) Déserts intérieurs, Alvéoles cendrées Semées entre des roches, Espaces incertains Où fondent les limites, Exil Confrontation Silencieuse souffrance, Traversée solitaire d’un amer paysage. 10) S’en reprendre la route Goûter à la poussière Lester de sa foulée la courbure de la Terre, Rotondité précieuse qui nous ramène à nous.... Retrouver les chemins. 11) Où vont les fleuves, Où coulent les rivières, De quelles eaux brunes, lourdes, Vont-ils noyer les grèves Effacer les chemins Engloutir d’autres rives ? Fleuves, qui nous buvez, Quelle est votre mémoire ? 12) Donnés au vent Fragments éparpillés de ce qui fut rocher Concassage éolien de blocs de matière, Massifs érodés Mouvantes étendues Infiltrées particules, Dunes jamais repues qui toujours vous mouvez, Poudres ondulatoires à qui rien ne résiste, Poussières cristallines, vous terminez les terres, Vous, qui n’êtes autre que sable. 13) Océans, déserts ou massifs, Immensités qui broyez l’homme, Excrétions de la tectonique, Figures variées du mouvement Sensibles au temps millionaire, Farouches à |
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Blog mis à jour le 18/03/2010 à 17:41:58
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