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Fly Away ! - 1829548
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Textes Epars.


1) Le cycle lent des choses
Des saisons, du cours d'eau,
Des migrations ~
Horloge de la fatuité
De nos empressements.

2) A la frontière de la folie
Gît l'invisible
Obscur et sombre
Tapi
Il nous attend.

3) Ce qui nous hante
Nos noirs fantômes
Nos revers de destin,
Antres protéiformes
Hideux et terrifiants.

4) L'augure des amours mortes
A la fanure du monde
Aux oublis d'avant-hier
A cet inassouvi
Aux incommensurables
Aux bonheurs perméables
Au léger d'un sourire
Au tiède de ta paume
A la miséricorde
Aux frêles échancrures
Du plaisir, aux bromures
D'anamur
A la douceur du soir
Au leurre de tout espoir
A l'achevé sans but
A ton nez
Ton croupier
Tes nénés,
T'ai aimé.

lundi 7 août 2006
23:02

Oeuvre originale
Auteur : Thierry Seveyrat

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Transcendances.


Diaphane serait la ligne
Qui lie la nuque à la cheville
De ce corps où fleurissent
Pénis et seins consécutifs,
Lignes d'une écriture nouvelle,
Magnifiquement bel,
Verticalités qui transcendent
L'horizon plat et imparti
Du genre humain - et l'eau du bain,
Géophysique, géographies, graphies
Alphabet neuf, morphologies et beauté vraie -
Voici le temps du galbe et de la déchirure,
De l'échancrure parfaite, de la syllabe plurielle -
Qui dissolvent les genres.

dimanche 23 juillet 2006
06:03

Oeuvre originale
Auteur : Thierry Seveyrat

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Appartenances.


1) Par où souffle le vent
Qui me ramène à toi
S'ouvre la déchirure
D'un temps que j'ai perdu.

2) L'innocente béance
Qui recouvre ton nom
A nimbé de parfums
Le souvenir de toi.

3) Flirter en filigrane
D'un souvenir déçu
Sur la lande trop sèche
D'un sourire qui s'en va,
Qui est déjà parti.

4) J'ai souvent espéré
La femme qui attendrait
Le temps que durent trois lunes
Pour déverser près d'elle
Les chagrins de ma vie.

5) Oublier,
Oublier ton visage, ton prénom,
Les odeurs de ton sexe,
Ton langage, qui nous fument,
T'extirper de mon âme
Comme un chardon jauni....
Te dire que j'ai eu mal.

6) Si c'était important
Je ne l'oublierai pas,
Si c'était important
Je ne t'oublierai pas.

7) Parcourir les méandres
D'illusoires illusions,
De parures d'existence
Qui nous font croire qu'aimer
Est un jeu innocent.

8) Echapper aux mirages
Ce bonheur trop facile,
Cette amitié qui dure,
Qui nous mènent à croire
Qu'appartenir n'est rien.

9) Comme un clair qui sombrit
En ta prunelle brune
Un vert qui vient au gris
Se contracte et se strie,
Densifie ton regard
Dis que tu l'as aimé(e)
Mais que c'était avant.

10) Parfum d'Orient
Comme un goût ocre dans la bouche
Saveur de terre qui passe sable,
Oasis émergée au cœur de pourpres méharées,
Odeur d'olive et yeux d'amande,
Quelques bijoux,
Tu t'appelais Souâd.

11) Remonter les méandres de nos complicités d'hier,
Avoir croisé nos yeux, nos doigts, des recoins de sourire
Ou juste avoir marché, ignorants, au bord de l'océan,
Ne pas avoir senti le soir venir, la nuit filer, l'aube paraître,
Avoir cru à des mots qui susurrent,
Des gestes qui annoncent, des regards qui promettent,
Avoir fui l'espérance, s'être empli de présent,
Ne se souvenir que de ce que nous étions deux....
Was it love ?

12) Harponner en plein cœur
Ces êtres suspendus
Recherchant en surface
Quelque chose à aimer,
Leur moment de tendresse
Leur heure frissonnée,
Leur part d’oubli,
Une larme à verser
Aux soirs abandonnés.
Les laisser s’attendrir et,
Pour finir,
Retirer le harpon.

13) Seul avec ton parfum
Toi que je n’ai pas eue,
Son brûlant sur mes lèvres
Toi que j’ai tant voulue.
Ta peau était goûteuse
Son grain était sableux,
J’ai vu du gris des miens
Dans le vert de tes yeux ;
J’aurai voulu t’aimer
Pour un soir, une nuit,
Pour la vie,
Remplir ton corps d’amour
De grâce et de magie,
Y écrire des histoires
A jamais suspendues
Qui parleraient d’étreintes,
De réveils mélangés au cœur de mêmes draps,
D’un enfant,
De mon doigt sur ta paume
Ma main dans tes cheveux
Mes lèvres sur tes seins,
Du goût de ton parfum.

14) Nudités partagées,
Temps de concomitances ~
Ces mots, nos brasses, deux baisers ~
A parler sur le sable
De l’enflure de la brise,
Du net de l’azur,
D’autres îles,
Soleillements intimes qui,
Quelques après-midis,
Nous réunirent, Martine,
De l’air entre nos peaux.

15) Dégénérés et obsolètes
Amours fanés qui s’effilochent,
Tendresses passées qui tiédissent,
Qu

samedi 22 juillet 2006
18:02

Oeuvre originale
Auteur : Thierry Seveyrat

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Fragments.


1) Car j'ai mes cicatrices,
Mon écriture intime ~
My own geography.

2) Aller chercher des mots
En d'autres firmaments
Y puiser un repos
Qui s'échappe du temps
Et s'étonner de tout....

3) Et puiser aux tréfonds
Ces lumières d'espérance
Ces lueurs infinies
Qui nous disent en cœur
Que le temps est venu
D'oublier qui nous sommes.

4) Atteindre nos flagrances
En nos corps exilés,
La lumière de nos vies
Qui soudain étincelle
Qui vient vibrer d'envie,
Nacrer nos souvenirs.

5) Pourquoi taire sa souffrance
Quand tout pousse à crier
Que la loi du plus fort
Est bien souvent la pire,
Qu'il suffirait d'un peu
Pour ne pas perdre espoir ?

6) J'ai tant aimé la vie
Qui s'échappe de moi
Comme d'une outre percée
Qu'un monde ne saurait
M'en faire perdre le goût.

7) Rester là dans le noir
A cracher ses viscères
Seul, tout seul,
Dans l'ombre et dans le froid
A pleurer d'avoir mal
A supplier "Pourquoi ?",
A ne rien concéder
Au souffrir qui vous broie
Qui vous concasse l'âme
Et pourrit vos désirs....
Espérer témoigner.

8) Ces atolls enfouis
Où mouillent nos désirs
Nous font goûter le sel
De bonheurs diluviens.

9) La fureur qui frémit
En vagues ondulantes
Paraît hésiter, puis
Vocifère, béante
Vient transpercer l'azur
Qui paraissait tranquille
Cracher à la figure
Du monde
Quelques figures de style.

10) Ce sont des traces qui subsistent
De la pierre posée sur du vent
De l'éthéré sorti des limbes
De la mémoire sur du néant,
Le signe qu'une vie a passé
Qu'il est temps de se souvenir,
Que l'abîme ne prend pas tout
En quelque vide sidéral,
Qu'il se peut de lui résister....
In memoriam, sépultural.

11) Des choses plus dures
Moins accessibles
Plus haut perchées plus reculées
Plus difficiles
Parties se fracasser
Au mur de nos consciences
Nous dire qu’il y a plus âpre
Plus amer plus violent
Moins lisible,
Qu’il est des accidents
Qui étaient imprévus
Que cinglent quelquefois
De vraies déconvenues
Qu’il y a
Des choses plus dures.

12) Liminales fêlures,
Ces engelures de l’âme
Laissant filtrer le monde,
Nous faisant craquelés
Bien qu’emplis de désir ;
Le choc de ce désir
Sur le mur de ce monde
Produit cette brisure
Qu’on appelle l’absence.

13) Ce qu’il y a à transmettre
C’est le peu qu’il nous reste,
Des instants d’abandon
Une amitié pleurée
Le profond d’un regard
Tout le vain des regrets,
Ce que c’est qu’être digne
Et ce que c’est qu’aimer,
Ce qu’est ne pas attendre.

14) Dormir un peu
Encore avoir des rêves
Retrouver dans nos songes
L’inversé de nos vies
Le creux de nos désirs,
Des abîmes enfouis,
Des fragments de conscience
Dispersés à tous vents
S’écoulant dans nos veines
Comme y coule le sommeil.
Juste fermer les yeux.

15) Déraciné
En un lieu qui pour toi
Est dépourvu d’histoire
De mémoire
Eternel autre part
Qui te ramène à toi ~
Car c’est là qu’est ta source.

16) Iris
Pupillaire prénom
Cristallisant en stries
Le dense d’une vie.

17

samedi 22 juillet 2006
02:26

Oeuvre originale
Auteur : Thierry Seveyrat

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Paysages


1) Villégiature en bout de terre
En quelque grève écartelée
De l'usuel regard du monde,
Parenthèse en ailleurs,
S'en aller humer d'autres vents
Et d'autres sels en d'autres eaux,
D'autres parfums,
Rechercher ce regard
Qui dans le vôtre irait s'ouvrir,
Aimer encore,
N'avoir pourtant rien oublié.

2) Aube étirée, irisation,
Premières lueurs sur flaque d’huile
Vapeurs d’hydrocarbures
Emmêlées à l’envol de quelques papiers gras.
La nuit qui vient mourir aux bords de la cité
Annonce un jour nouveau fait de miasmes d’hier,
Qui portera en lui les saveurs ambiguës
Insufflées d’une haleine par nos brumes urbaines.

3) Marée
Vague à l’échelle du jour
Découvrant des récifs, des prairies,
Des chemins sous la mer,
Marée
Respiration du flot
Impudeur du reflux
Qui révèle d’un trait
D’insoupçonnés dessous.

4) Je file
Sur la ligne du monde
Où se resserre l’espace
Et rétrécit le temps,
D’effilés paysages
Bariolés et fugaces
Viennent strier d’hâchures
L’horizon du présent.

5) Commissure de la mer
Et commissure du sable,
Cet entre deux floué
D’un fluide flasque et flou,
Gorgé d’un peu de sel
D’un peu d’algues éparses
De quelques coquillages....
Sécrétation du flot
Qui vient particuler
De ma tête à mes pieds.

6) Immensités glacées
Silence inorganique
Falaises verticales
Blanches et magistrales
Plantées sur l’horizon
Aseptisé et nu,
Désert immaculé,
Arctique cristallin.

7) Arbres jonchés
Dunes étales
Creux dans la mer ~
Cet enchevêtrement, ce hachage,
Cette lie ~
Tourbillons et pliage,
Travail du vent.

8) Bruissements forestiers ~
Craquellement d’écorce,
Stridulement d’insecte,
Envol d’un faisan ~
Senteurs moussues et fraîches,
Herbes mêlées aux feuilles
Feuilles mêlées au vent,
Vent qui siffle aux branchages.

9) Déserts intérieurs,
Alvéoles cendrées
Semées entre des roches,
Espaces incertains
Où fondent les limites,
Exil
Confrontation
Silencieuse souffrance,
Traversée solitaire d’un amer paysage.

10) S’en reprendre la route
Goûter à la poussière
Lester de sa foulée la courbure de la Terre,
Rotondité précieuse qui nous ramène à nous....
Retrouver les chemins.

11) Où vont les fleuves,
Où coulent les rivières,
De quelles eaux brunes, lourdes,
Vont-ils noyer les grèves
Effacer les chemins
Engloutir d’autres rives ?
Fleuves, qui nous buvez,
Quelle est votre mémoire ?

12) Donnés au vent
Fragments éparpillés de ce qui fut rocher
Concassage éolien de blocs de matière,
Massifs érodés
Mouvantes étendues
Infiltrées particules,
Dunes jamais repues qui toujours vous mouvez,
Poudres ondulatoires à qui rien ne résiste,
Poussières cristallines, vous terminez les terres,
Vous, qui n’êtes autre que sable.

13) Océans, déserts ou massifs,
Immensités qui broyez l’homme,
Excrétions de la tectonique,
Figures variées du mouvement
Sensibles au temps millionaire,
Farouches à

samedi 22 juillet 2006
02:20

Oeuvre originale
Auteur : Thierry Seveyrat

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